AUCHEL AUX AUCHELLOIS !
Le 26 juillet 2011 marque un tournant politique à Auchel : pour la première fois de son histoire, notre Ville déjà
secouée dans le passé , a vu s’affronter, un jour de marché, la CGT et un groupuscule d’extrême droite.
L’Union Locale CGT, emmenée par son secrétaire Denis Duporge a distribué ce mardi des tracts dénonçant l’implantation rue
Raoul Briquet, de la Maison de l’Artois, une association très proche de l’extrême droite identitaire. Elle a assuré que le maire et sa majorité municipale étaient complaisants et inactifs à
l’égard de ce mouvement. Ces accusations trop graves et totalement ineptes nécessitent une mise au point de ma part.
L’immeuble mis en cause a été acquis fin 2009 par un particulier venant de la région lensoise, auprès d’un autre
particulier, par-devant notaire. Cette vente a été soumise à l’avis du maire au cas où la ville d’Auchel exercerait un droit de préemption : à cette époque aucun élément politique ou foncier ne
pouvait être avancé contre cette acquisition, pour un immeuble qui n’avait aucun intérêt pour la commune. 2 ans plus tard, début 2011, des indiscrétions nous alertaient sur la création récente
d’une association dénommée « Maison de l’Artois », proche des mouvements identitaires et réputée d’extrême droite. Cette association a été déclarée légale en Préfecture, sa création a été
officialisée par le Journal Officiel de la République Française : les attributions du maire et la législation en vigueur, ne lui permettent pas de s’opposer ni à la création, ni à
l’installation, ni au fonctionnement d’une association légalement déclarée et dont les activités n’ont pas été interdites par la loi.
La réaction du syndicat CGT est donc bien tardive, et il est étonnant qu’il s’immisce dans le débat politique local sur
un sujet aussi grave. Dans la nuit du 25 au 26 juillet, la façade du siège de l’association Maison de l’Artois était taguée avec des signes et inscriptions nazis. La CGT avait prévenu de sa
présence sur le marché local le lendemain. Provocation ou inconscience ? Non, calcul délibéré pour préparer un affrontement public et médiatique, et discréditer le Maire
Face aux identitaires, l’on notait la présence de militants de la CGT, extérieurs à Auchel, épaulés par des militants de
la Confédération Nationale du Travail, emmenés par un de ses militants, Jacques Kmieciak. Ce dernier n’est pas un inconnu des manifestations « musclées » : exclu du SGEN-CGT, il est un des
fondateurs de l’alliance Rouge et Noir en 1992 regroupant des communistes et des anarchistes. Journaliste indépendant, Jacques Kmieciak a organisé le pillage d’un supermarché à Béthune au
profit de militants de la CNT, a milité également pour les libérations de Joëlle Aubron et Nathalie Menigon, membres d’Action Directe impliquées dans les assassinats du général Audran et du PDG
de Renault, Georges Besse. Un militant très engagé…et particulier.
AUCHEL NE SERA PAS LE CHAMP DE BATAILLE DES EXTREMISTES DE DROITE COMME DE GAUCHE !
Notre Ville a été la première dans la Région à présenter l’exposition des Justes de France, elle s’enorgueillit que trois
jeunes du Lycée Lavoisier aient remporté le prix de la Résistance et nos élus participent toujours avec ferveur et reconnaissance aux nombreuses manifestations du souvenir devant nos monuments
aux Morts pour la France, victimes de faits de Résistance, de combats ou de déportations, toutes tendances politiques confondues, dans la même douleur.
Je remercie Madame Fauchet, Conseillère Régionale et Municipale d’avoir défendu Auchel avec honnêteté et pertinence,
notre premier adjoint, Philibert Berrier pour avoir géré avec intelligence et sang-froid durant mon absence, ces moments difficiles, ainsi que la section CGT du personnel de la mairie d’Auchel,
qui n’a pas voulu participer à ce mouvement politique.
Ce gâchis ne souille que les organisateurs de cette mascarade : alors que nous tenions ce mouvement identitaire dans
l’anonymat le plus complet, des mesures politiciennes ont organisé sa reconnaissance locale et sa publicité. Sur le site internet de ces identitaires, ses responsables se félicitent aujourd’hui
d’avoir reçu une dizaine de demandes d’adhésions en quelques jours.
Messieurs les incendiaires, vous avez manqué de psychologie et de méthode, et vous vous êtes discrédités auprès d‘une
opinion publique que vous vouliez surtout dresser contre son maire.
Mesdames et Messieurs les cosignataires du tract mettant en cause notre maire et la majorité municipale, vous avez été
bernés et manipulés, vous avez fait preuve de beaucoup de légèreté. Proposez-nous donc des solutions légales pour nous opposer à la montée de l’extrême droite française et… appliquez-les dans
les communes voisines où le problème se pose, pas à Auchel.
La majorité municipale conduite par son maire, les élus républicains et la majeure partie de la population auchelloise
auraient préféré manifester ensemble, toutes sensibilités confondues, derrière le drapeau français, le seul que nous reconnaissons pour honorer les valeurs républicaines que nous défendons et
que nous continuerons à défendre âprement, avec l’intérêt que nous portons au quotidien à notre population et à notre jeunesse, par la seule alternative que la loi prévoit : le résultat des
urnes !
Le 26 juillet, Ph. Berrier, 1er Adjoint, faisait parvenir à Denis Duporge, secrétaire de l’Union Locale CGT ,
un courrier lui faisant part de son analyse de l’incident survenu sur le marché d’Auchel, le même jour. L’intégralité de cette lettre peut être consultée sur le site Internet de la Ville :
www.auchel.fr