La « Maison du peuple flamand » condamne très fermement les agressions de deux militants d’extrême-gauche, qualifiés « d’autonomes »,
ayant participé à la manifestation nationale « contre la répression d’Etat » du 23 mai 2009 à LILLE.
Elle condamne également les dégradations commises durant cette manifestation, où les villes de Lille et de Lambersart se sont vues recouvrir de tags, leurs magasins souillés, le slogan « un flic, une balle, justice sociale ! » entendu et le portail de notre association dégradé.
Elle reste néanmoins consternée par les allégations et les raccourcis évoqués dans vos deux articles, reprenant les propos du rédacteur d’un article signé « des inculpé-e-s du 23 » circulant sur la toile.
Ces propos la mettent gravement en cause, ainsi que l’un de ses membres, en évoquant une collusion avec les services de police, l’obtention de données confidentielles, voire des propos et des gestes à caractère délictuel imputés à l’un de ses adhérents.
Ceci n’est pas sérieux.
Aucune donnée confidentielle n’a jamais été obtenue, ni diffusée, par la « maison du peuple flamand » et les faits allégués à l’encontre de notre adhérent, comme le reste, sont purement fictifs.
A ce titre, nous avons d’ores et déjà déposé plainte concernant ces allégations qui nuisent aux bonnes relations avec d’autres associations et individus de cette mouvance qui ont le mérite de ne pas prôner la violence.
Cette plainte s’ajoutera également à celles déposées, à l’issue des événements du 23 mai dernier, pour atteinte aux libertés d’expression et d’association, violation de domicile, dégradations volontaires et incitation à la commission de délits.
A ce titre, notre avocat a effectivement sollicité la communication des différents dossiers pénaux afin de permettre l’éventuelle citation directe, devant le Tribunal correctionnel, des personnes arrêtées à proximité de notre local.
Le Parquet n’a toujours pas communiqué ces dossiers et ne nous permet pas, puisque nous ne connaissons pas l’identité de ces personnes, de faire valoir nos droits.
La « Maison du peuple flamand » est également stupéfaite d’apprendre, selon les propos prêtés à Monsieur Benoît Lecomte, que des militants d’extrême-gauche aient pu prendre plusieurs photos de policiers, notamment en civil, pour diffuser celles-ci sur internet, sans que ces derniers ne soient autorisés à déposer plainte malgré la divulgation, cette fois incontestable, de données à caractère personnelle.
Pour le reste, elle laisse à la Justice le soin de faire son office qui sera plus juste, plus efficace et plus neutre que les « laisser à penser » et les « on-dit » repris dans vos articles.
La « Maison du peuple flamand » est une victime, elle ne demande aucun traitement particulier et espère, d’une part, que ses dépôts de plainte ne seront pas classés sans suite, d’autre part, que les responsables de ces deux lâches agressions seront arrêtés et, surtout, que les policiers victimes des agissements, évoqués par Monsieur Lecomte, puissent désormais faire valoir leurs droits.







