plus jamais de guerre,
Comme chaque année la Maison Flamande et pour une première la Maison de l'Artois (organisatrice de cette marche) avaient décidé de sensibiliser nos adhérents au
sacrifice de nos anciens et ce afin ne pas répéter les erreurs du passé (en effet, qui a envie de voir ses enfants mourir sur un champ de bataille pour le grand capital) et de voir notre monde
évoluer dans une paix désirée.
C’est bon enfant que douze membres de la Maison ont rejoint à Notre Dame de Lorette nos frères et sœurs de l'Artésienne.
Donc 10h00 départ par un temps incertain pour cette randonnée familiale et 10h40 arrivée sur place par un temps déplorable et par 4 degrés ressentis et un vent
glacial. Et cerise sur le gâteau un brouillard à couper au couteau. Nous n'avons pas pu profiter du magnifique panorama, car on ne voyait réellement pas à 10 mètres devant nous.
"photo en dédicace à samuel lol "
Je prends mon téléphone et appelle Nico. Il me dit que devant ce froid, ils ont battu en retraite à la demande générale (et surtout des enfants) pour boire un bon
chocolat en nous attendant.
Nos anciens qui nous regarde de là-haut ont dû bien rire de voir la crème et leader de notre mouvement se réfugier à l'abri et se sentir battus par un temps
hivernal. Mais j'ai honte de le dire, nous avons fait la même chose.
Nous traversons à pieds Notre Dame de Lorette, et rejoignons nos camarades de l'Artésienne à "l'arrière du front" (le bel estaminet bien connu sur le cimetière).
Après le réconfort d'un bon vin chaud ou autres (il n'y a pas que des alcooliques) et un nouveaux plan de bataille face à l'adversité de la météo, nous décidons d'un commun accord d'écourter la
progression, pardons la randonnée, de moitié et de rejoindre au plus vite le restaurant. Donc Baptiste règle l’addition (merci à lui) et départ pour cette mini "rando" sous de mauvaises
conditions. Nico s'improvise guide, car sa passion de l'histoire l’a conduit à connaitre sa région par cœur.
Nous faisons le tour de la colline avec femmes, enfant et "blindés légers" (les poussettes) et progressons difficilement en colonne dans la boue (c'est réel)
.
Après une descente infernale de 300 mètres boueuse ou notre équilibre et notre volonté d'avancer ont été mis à rude épreuve, on se retrouve sur un chemin plat et
herbeux qui a facilité le déploiement des troupes (félicitations aux conductrices des blindés légers, se fut un exploit de passer)
Nous nous regroupons et nous déplorons que nos équipements individuels n'aient pas été à la hauteur de notre volonté, mais nous pensions passer avant l'arrivée de
l'hiver. Les mocassins (hein kéké) et autres talons aiguilles ont été malmenés.
Nous nous réorientons, et prenons la direction d'un monument historique qui se trouve sur le chemin de notre troupes, un petit arrêt , une photo souvenir et nous
repartons.
Durant le trajet, c’est avec plaisir que les divers membres se sont mélangés (pas de sexe, je vois déjà certain sourire sur vos faces) et ont appris à faire
connaissance. Une bataille de calembour et autres blagues (plus ou moins douteuses) s'est engagée. Pour la V.H c'est Anton 1m75 et 120 kg qui releva le gant avec ses "antonnades" et pour
l'Artésienne "nounours" 1m90 et 150 kg qui défendit l'honneur de sa Maison avec ses souvenirs "carambars"... évidement toto fut à l'honneur.
Nous passâmes du rictus et du "bof" à la franche rigolade ou sur des moments forts nos "abdos" ou notre "addal" selon les cas ont été martyrisés pas de longs fous
rires. CE FUT UNE DOUCE TORTURE;
Après 1h00 de progression, nous rejoignons la route;
Nous progressons en formation dite en colonne avec un espace de dix mètres entre chaque petit groupe, sur le côté gauche de la route, car l'ennemi nous guette, mais
nous ne le savons pas encore.
Et la, surprise un plastron de la territoriale (deux gendarmes en "berlingots") nous cherchait.
Le véhicule de gendarmerie bloque un groupe de marcheurs sur le coté dont je fais partie, un "chef" de sexe féminin nous dit : « c'est vous les marcheurs d'une
association ? » Parole exacte !
Stupeur et surprise ! Là, je comprends que le système a mis en place une surveillance et nous cherche . Donc on se prête au jeu : contrôle d'identité, demande des
plaques d'immatriculation de nos véhicules, même si le "chef" avait déjà noté la totalité des plaques des voitures se trouvant sur les deux parkings de Notre Dame de Lorette. Sage précaution, car
ils n'étaient pas sûrs de nous trouver vu le temps. Et la le "chef" nous demande : « et pour le dépôt de gerbe ? »
Grand sourire de notre part, quelques rires, car nulle part sur nos sites nous n’avions annoncé notre intention d'honorer et de fleurir nos anciens tombés sur cette
colline. Donc cette information n'a pu être que récoltée par "écoute téléphonique" (bof) ou donnée par un ou des "infiltrés chez nous" (peux etre ? ) ou le grand complot,. On le répète
encore une fois, nos Maisons sont ouvertes à tout "soldat de la république" quel que soit son administration.
Donc on dénombre le groupe, on détermine la proportion des sexes et tranches d âge qui compose notre "groupe de combat", pardons marcheurs LOL .
On nous demande si nous allons bien manger au restaurant comme prévu , on confirme et tout le monde se quitte bon copain (comme cochon).
Mais pour nous rassurer, le "chef " nous dit : « vous savez on contrôle tout le monde vu la sensibilité du site ». Re-éclats de rires, car sincèrement à par nous il
n'y avait pas grand monde vu le temps et de plus la voiture s'est arrêtée au seul crane rasée qu'elle a trouvé , c'est-à-dire le mien.
Arrivée sur le parking, nous reprenons nos véhicules d'assaut respectif et quittons cette partie du front. Fort de notre victoire, car le système ne nous a trouvé
qu'à la fin de notre randonnée.
On se scinde donc en deux groupes afin de donner du fil à retordre à cette ridicule surveillance. De plus cela nous amuse, nous sommes joueurs.
Départ pour Hersin Coupigny, et là," la totale" ! 500 mètres avant le restaurant, une embuscade plus importante : deux véhicules de la gendarmerie territoriale et
un renfort du PSIG sans compter un véhicule avec deux
fonctionnaires appartenant aux renseignements sont sur place. Une embuscade en enfilade où rien ne peut s'échapper.
Donc de nouveau mis sur le côté et de nouveau un contrôle total de nos personnes et papiers.
On ri de voir ces fonctionnaires arrêter tous les véhicules, car dans le look rien ne nous distingue du lambda moyen et pour être sûr qu'il ne loupent personne,
tout le monde y passe.
Le contrôle se passe avec respect, mais détermination, nos fonctionnaires sont sur le qui-vive… on fait attention à ne pas éternuer, un coup de feu est vite parti
!
Je dois avouer que les sourires passent et que les enfants commencent à s'inquiéter mais cela fut rapide et nous montons jusqu'aux étangs afin de nous
restaurer.
Le repas se passe comme d'habitude en refaisant le monde et surtout en essayant de comprendre la réaction du système qui met en place un tel déploiement pour 25
randonneurs. Où est la rigueur annoncée par le gouvernement ?
Les derniers deniers de l'état seront-ils pour nous combattre ?
Pour le resto, bon choix, sauf une carbonnade flamande qui s'est transformée en bœuf bourguignon et encore une fois "kéké" qui nous demande une quiche hallal sans
lardons (nous connaissons maintenant l'infiltré) ce fut bon et copieux (à refaire)
16h00 , repus et assoiffé pour certains, par crainte pour les permis des chauffeurs , on repart, mais cette fois-ci sans nouvelle aventure de "OuiOui" et la
maréchaussée.
le Front Populaire Solidariste
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