Hacker des sites internet, divulguer des données personnelles, diffuser de fausses informations, chercher à nuire – à distance bien sûr - professionnellement, socialement ou familialement à son « adversaire »… voilà à quel pitoyable et sinistre niveau en est désormais arrivé le combat « antifasciste ».
La guerre des « geeks » aura bien lieu.
Sans rougir de ces pratiques d’épiciers politiques et de délateurs de sous-préfecture, bien au contraire, les nouveaux héros de la cyber-lutte finale s’enorgueillissent de leurs « exploits » qui feraient pourtant mourir une seconde fois, de honte, la plupart des grandes figures historiques dont ils se réclament.
Parfois, au milieu d’eux, une âme un peu exaltée se navre de tant de fangeuse médiocrité, mais on lui explique alors bien vite que, face à la bête immonde, tous les coups, mêmes les plus grotesquement méprisables, sont permis. Et le jeune idéaliste de baisser les yeux et d’avaler sa conscience au nom de la bonne cause.
Quand il n’y a plus d’idées, qu’elles sont mortes dans les fosses communes de Phnom Penh ou les prisons de Cuba, restent la mesquinerie et la haine… On défèque alors sa petite dénonciation sans risque, en espérant que le « système » -que l’on prétend parallèlement combattre- fasse son boulot de police et d’éradication sociale.
Les gargouilles à pin’s rouge ricanent derrière leurs ordinateurs et dans leur dos, leurs maîtres en costumes sombres opinent du chef avec contentement.
Source : Zentropa






